Le championnat de France de Nancy, août 2013.

Nancy

Organisé par la nouvelle équipe dirigeante, le changement dans la continuité.

 

Miléna était dans l'open D, elle a abandonné après 8 rondes, après à une gaffe.  Elle s'est lassée. Un mauvais entraineur suivait ses parties et faisait part de ses soupçons de triche à l'arbitre lorsqu'elle jouait ses élèves. L'arbitre zélé lui a demandé de rester sur sa chaise. Les filles sont continuellement importunées dans le monde des échecs. Père de deux filles, j'ai pu prendre conscience de l'étendue du problème. Je recommande aux parents d'être très attentifs car il y a beaucoup de gens bizarres dans ce milieu.

 

Dans l'accession, j'étais visité la dernière rangée, dos à dos avec le vétéran Roger Ferry. Il essayait de ne pas sortir de l'open A. Déjà vingt ans auparavant, aux championnats de France, à Clermont, Roger Ferry était une vedette. Il avait fait un bruit invraisemblable à l'applaudimètre. 

  

Il y avait pas mal de jeunes dans l'accession mais ils sont restés dans le peloton. Ils analysent bien, souvent des étudiants de fac de science mais ils ne veulent pas devenir des professionnels des échecs. Peu de débouchés  et la porte est étroite vers le succès. Ce sera pour les meilleurs, une génération de petits grands maîtres.

 

Les anciens s'imposent: Bravo à Jean Luc Chabanon pour avoir gardé sa détermination.

 

Les conditions de jeu dans l'accession étaient bonnes ; Les joueurs du national ont souffert d'être parqués auprès des joueurs des opens. J'ai apprécié la douceur du climat lorrain et la gentillesse des nancéiens.

J'étais logé dans une horrible chambre de la cité universitaire. L'organisateur avait oser me demander une caution pour cette cambuse. Pauvres étudiants  obligés de vivre dans ces minables chambres toute l'année.

Michel SAUCEY