Nancy, Championnat de France 2013. Août 2013.

Nancy

Organisé par la nouvelle équipe dirigeante, je n'ai pas vu de changements notables.

 

Miléna était dans l'open D, elle a abandonné après 8 rondes, suite à une gaffe. Elle avait derrière elle un arbitre zélé, qui lui demandait de rester sur sa chaise, ce qui l'a lassé.

 

Ces championnats nationaux sont des vitrines.

 

Les parents des joueurs sont tendus, très impliqués et suivent de prés les résultats de leurs enfants. Les entraineurs veulent justifier leurs appointements. Ensemble, ils vont signaler des irrégularités dans votre comportement. Ainsi, vous jouez avec un gamin à la 15ème table d'un tournoi une partie sans enjeux et vous avez un arbitre qui commence à tourner autour de vous avec un air soupçonneux, voire à vous faire des remarques désobligeantes. C'est irritant mais il faut connaitre le processus et ne pas se formaliser.

 

Il y a ceux qui sont in, les jeunes de l'équipe de France, du top 12 et leurs entraîneurs, des personnes bien connues. Ils ont toutes les libertés et peuvent discuter et s'aérer selon leur bon plaisir.

 

Et ceux qui sont out. Ceux là peuvent se faire marquer à la culotte. Dommage, les pendules lancées, on devrait être à égalité.

 

On retrouve ces différences dans les manifestations organisées par la FFE. Dans les opens, tout au long de l'année, en général, l'ambiance est beaucoup plus cool.

 

Dans l'accession, j'étais quelquefois sur la dernière rangée, dos à dos avec le vétéran vedette R.Ferry, qui essayait de ne pas sortir de l'open A. L'avenir n'est pas rose. Aux championnats de France, à Clermont, R Ferry avait fait plus de bruit à l'applaudimètre que le champion de France. A l'époque, il y a plus de vingt ans , il détenait déjà le record de participations aux championnats de France.

 

 

Le niveau monte, les gars sont des experts des préparations assistées par ordinateur. Je dois améliorer mes résultats avec les noirs. A la fin, j'ai remonté un peu pour approcher la moyenne.

 

Comme toujours, il y avait pas mal de jeunes dans l'accession mais ils sont restés dans le peloton. Ils sont doués et passionnés, jouent beaucoup sur internet et connaissent bien leurs ouvertures, mais ils ne s'engagent pas à fond en vue de devenir professionnel dans les échecs. C'est compréhensible car il y a peu de débouchés , peu de reconnaissance et la porte est étroite vers le succès. Sans être un expert de la prospective, on peut penser qu'on s'oriente vers une génération de petits grands maîtres à 2500 élo pour les plus forts.

 

C'est imputable en partie à l'équipe dirigeante précédente dont la politique consistait à se compter inlassablement et à organiser du tourisme échiquéen de masse.

 

Ce sont des anciens qui s'imposent: Bravo à J.L. Chabanon pour avoir gardé sa détermination.

 

Les conditions de jeu dans l'accession étaient bonnes, les joueurs du national ont certainement souffert d'être si proches des joueurs d'open. J'ai apprécié la douceur du climat lorrain et la gentillesse des nancéiens.

Michel SAUCEY