Cours

cours d'échecs

Mes tarifs

24 euros de l'heure pour les cours collectifs.

 

 

Michel Saucey

Cours en club auprès des jeunes :

cours d'échecs

 

 

 

 Un séance ordinaire : Nous faisons une série d'exercices ou une ouverture sur un thème suivi de parties sur le sujet donné. Nous alternons ainsi pendant deux heures. Avec une pratique régulière de ces séquences, les élèves arrivent à ce concentrer plus longtemps et il est impressionnant de voir leurs progrès.

 

 

 

 

 

Ateliers d'échecs dans les écoles primaires publiques :

J'ai longtemps animé de nombreux ateliers dans les écoles publiques à Limoges. Avec des appellations changeantes, la dernière étant: " Aménagement du temps de l'enfant", on travaille après l'étude, très tard en soirée, à des heures où les enfants ne sont plus du tout réceptifs.

 

Globalement, dans une classe, aux heures où ont lieu les ateliers, vous avez 25 pour cent d'enfants sages, 50 pour cent d'enfants sages la plupart du temps mais qui peuvent déraper et 25 pour cent qui ne veulent pas travailler et ont comportement impossible. Bien sur, avec les jeunes, ces catégories ne sont pas figées et vous pouvez avoir de bonnes surprises. Comme animateur, vous évaluez rapidement vos élèves et vous surveillez particulièrement les éléments difficiles. Plus vous décalez l'horaire dans la soirée, plus les enfants sont instables.

 

Vous pouvez faire semblant d'enseigner: Vous faites longuement l'appel, vous rappelez les règles de disciplines, vous faites un cours sur une notion simple et vous la reprenez jusqu'à ce que tout le monde ait compris .Tout le monde doit être à égalité. Vous hurlez dès qu'un enfant se balance sur sa chaise ou à la moindre conversation à haute voix. Dix minutes avant la sonnerie, vous faites soigneusement ranger la salle et les pièces dans les boites. Vous sortez triomphalement de la classe avec des élèves calmes et bien rangés par deux. Les femmes de ménages vous feront une haie d'honneur. Vous êtes devenu un surveillant thématique mais vous serez plébiscité par la direction. La mode est au retour à l'ordre mais les parents les laissent faire ce qu'ils veulent à la maison. Ce n'est pas gagné pour autant, votre régime ne plaira pas à tout le monde et vous perdrez des élèves en cours d'année. Vous ne serez pas populaire auprès des enfants. L'année suivante, vous n'aurez pas beaucoup d'inscrits et votre atelier risque de disparaître. En plus, arborer une trogne de père fouettard pendant des heures se marque sur votre visage et cela n'est pas facile ensuite de ce promener avec le masque de la colère imprimé sur la figure.

 

 

Je me considère avant tout comme un animateur. Les enfants doivent apprendre en s'amusant. Je n'arrive pas à crier longtemps, cela me rend aphone. Je ne fais pas de cours au tableau avec un échiquier mural. Les enfants ne vous écoutent pas. Ils vous regardent, vous avez l'impression qu'ils ont compris, mais lorsque vous allez les interroger une minute après, il n'y a aucune trace de ce que vous venez d'expliquer. Ils ont de nombreuses stratégies de simulations. Certains peuvent rester une heure sans rien faire sans que vous en aperceviez. Vous croyez qu'ils vous écoutent mais en réalité, ils rêvent à la Prévert. Je travaille plus avec des fiches, en individuel ou si c'est en collectif, avec de petits groupes. Je montre par exemple sur un échiquier des miniatures célèbres. Les élèves ne sont pas à égalité. Nombreux sont ceux qui ont des problèmes de concentration. Un enfant va chercher la solution d'un exercice pendant deux minutes et ensuite, il ne voudra plus rien faire, considérant ayant avoir produit un effort suffisant. C'est pour cela qu'enseigner est aussi fatiguant. On doit continuellement essayer de les remotiver, changer fréquemment les activités car ils se lassent très vite. Dans la même classe de CM1, vous aurez des enfants capables de résoudre des énigmes complexes et rester concentrés toute l'heure et d'autres, avec leur manque de volonté, pour qui il faudra un an et des fois plusieurs années pour arriver à faire des raisonnements simples.

 

 

Vous êtes récompensés car malgré tout, ils aiment tous apprendre et vous sont reconnaissants si vous vous adaptez à leur niveau et si vous faites des efforts pour expliquer.

 

 

Vous avez des enfants qui ne veulent pas jouer avec les autres. C'est souvent la peur de perdre. Je leur propose des exercices, des jeux solitaires mais ce n'est pas le but. Je vais donc voir le premier en lui disant en aparté que je lui ai trouvé un adversaire qui n'a jamais gagné une partie, qu' il sait à peine bouger les pièces, qu'avec lui, la victoire est assurée. Je vais voir le second élève qui pose le même problème et je lui fais le même discours, j'arrive ainsi à les faire jouer ensemble.

 

 

Tout le monde se rappelle la partie de petits chevaux, à la maison, qui se finit par le jeu en l'air et une violente dispute. A l'école, c'est la même chose. Une situation ordinaire: J'ai apparié les enfants par niveau, en essayant de respecter les désirs de chacun, quelquefois après pas mal de négociations. J'ai regroupé deux des enfants les plus terribles et je joue avec eux, j'ai quelques enfants tranquilles qui font des fiches . J'ai trouvé une activité à tout le monde et tout d'un coup plusieurs querelles éclatent en même temps et je suis débordé. Le son monte, je ne contrôle plus. Je me replie sur la ligne rouge : Je ne veux pas voir de violences ni entendre des grossièretés. Si quelqu'un passe dans le couloir, je vais encore être mal noté. Je suis à l'école élémentaire: J'essaie de leur apprendre à jouer ensemble.

 

 

C'est imprévisible. Je vais à l'école en me disant qu'ils vont encore m'énerver avec leurs gnangnans, leurs caprices et toutes leurs histoires puériles et là, tout ce passe bien : J'ai des enfants aimables et attentifs. L'inverse est vrai aussi.

Michel SAUCEY

J'ai assisté à une réunion d'informations sur les ateliers, à la mairie, où tous mes collègues vacataires étaient conviés. J'ai eu plus l'impression d'être dans dans une file d'attente du secours populaire avant la distribution de vivres que dans une réunion de travail. Ils avaient des looks pauvres. Des filles avaient leur bébés avec elles, elles ne l'avaient pas fait garder. Les jeunes, avec quelques heures d'ateliers par semaine, font partie du quart monde. Quelques uns, mieux lotis que les autres, sont engagés en emploi aidé par des associations. A force de mauvais traitements, cette profession d'animateur s'est marginalisée. Ce qui n'a pas empêché, un élu ,socialiste à l'époque, devant cette assemblée misérable, un discours sur le thème :

 

 

" Je sais bien que vous ne faites pas ce métier pour l'argent mais par passion".


Les directeurs d'écoles disent être débordés par les taches administratives. Ils ne veulent pas, en plus du reste, s'occuper des ateliers et vous ignorent. Vous n'avez pas d'interlocuteurs dans le personnel pédagogique. Ce sont les employés de la mairie qui vous gèrent. Comme vous êtes tout en bas dans la hiérarchie administrative, vous devez  vous effacer devant tout le monde. Votre atelier peut être supprimé à n'importe quel moment. Vous avez pourtant des responsabilités. Dans les petites écoles, pendant les ateliers du soir, il ne reste plus que vous, les femmes de ménage. Vous devez amener les enfants au portail et attendre les parents.

 

 

Les enseignants font un métier éprouvant. Un soir, j'étais allé voir la directrice d'une école pour me plaindre des élèves après un atelier particulièrement perturbé. Elle m'a répondu :" je sais " en pleurant. C'était des élèves de sa classe, elle avait supporté le chahut toute la journée. 

 

 

Pour les ateliers, l'année scolaire était séparée en périodes de 12 heures, en raison d'un cours par semaine.  Grosso modo, une fois qu'ils avaient appris le mouvement des pièces et qu'ils avaient compris le fonctionnement  de l'atelier, qu'ils étaient autonomes, il fallait recommencer avec une nouveau groupe. En plus, d'une année sur l'autre je savais pas si je retrouverais l'atelier dans l'école où j'avais pris mes marques car le conseil d'école avait  pu décider, même si votre atelier fonctionnait très bien et sans m'en faire part, que cela serait amusant de passer à la danse brésilienne.

 

   

Les administrations des villes moyennes et-grandes emploient des floppées de débutants pour travailler dans les animations périscolaires.

Un jour, j'ai arrêté  les écoles publiques. Trop fatigant, trop administratif, trop hiérarchisé. Des réformes continuelles, pas de respect pour votre travail, une précarité voulue, des horaires impossibles. Peu de rentabilité  car il faut se déplacer pour une heure. Beaucoup de responsabilités, des encadrants pas motivés. J'ai laissé tomber cette partie de mon emploi, privilégiant plutôt les cours sur internet ou dans les clubs.

 

Cours particuliers

Je peux affiner votre répertoire d'ouvertures et rechercher les lignes qui correspondent le mieux à votre style, analyser vos parties, détecter vos faiblesses et vous proposer des solutions. Nous pouvons travailler vos points forts et renforcer votre jeu en finale. Nous pouvons suivre des méthodes d'entrainement spécifiques.Ces méthodes sont longues car elles passent au crible toutes les connaissances nécessaires :Plusieurs heures d'exercices

sur la lutte du cavalier contre le pion passé, la déviation, le roque affaibli, etc

 

 

Sur internet, avec Skype, nous travaillons dans un grand confort, aux horaires qui vous conviennent. On peut commencer jeune, 6 ans par exemple, du moment que l'on domine bien la notation algébrique car l'élève décrit son raisonnement. Vous pouvez retrouver d'autres vidéos de cours en ligne en suivant le lien:

Entraînement d'équipes

Le plus souvent, j'utilise le vidéo projecteur. Avec des entraînements mensuels ou hebdomadaires, vous pouvez renforcer les liens dans votre équipe, améliorer le niveau de vos joueurs. Je propose un enseignement interactif avec des thèmes à la demande.

www.echecs-cours.com